SANTÉ - OTTAWA répertorie les produits toxiques

Publié le par Biomel

SANTÉ


 

François Cardinal

La Presse

Après sept ans de travail, Ottawa annoncera demain qu'il met un point final à l'étude de milliers de produits chimiques dont la toxicité n'a jamais été évaluée. Il s'agit pour les écologistes du jour «le plus important dans l'histoire de la pollution au Canada».

Le milieu environnemental risque cependant d'être déçu. Selon les informations obtenues par La Presse, Environnement Canada ne dévoilera aucune conclusion ni plan d'action pour réduire les polluants au pays avant plusieurs semaines.

Lors de l'adoption de la loi canadienne sur la protection de l'environnement, le 14 septembre 1999, une date limite avait été fixée pour faire l'inventaire détaillé de quelque 23 000 produits chimiques, dont un grand nombre n'ont jamais subi de test d'innocuité adéquat. Il s'agit, dans bien des cas, de produits utilisés commercialement au pays.


Parmi ces milliers de produits chimiques qui se retrouvent dans les produits de beauté, les shampoings ou les nettoyants, il existerait «au moins 4000 mauvais élèves», dont 400 seraient particulièrement toxiques, selon l'Association canadienne du droit de l'environnement (ACDE).

«Je suis très impatient, a confié hier Rick Smith, directeur général de l'organisme Défense environnementale. Ça fait sept ans que les Canadiens attendent pour avoir le même niveau de protection que les Américains et les Européens. On traîne sérieusement la patte sur cette question.»

Du côté d'Environnement Canada, on se réjouit de pouvoir enfin annoncer la fin de cette vaste étude. On demande cependant un peu de temps avant le dépôt de l'inventaire, de la liste des produits jugés toxiques, de ceux qui seront interdits, etc. «Le dévoilement se fera dans quelques semaines», a précisé Danie Dubé, gestionnaire au service de l'évaluation chimique.

Défense environnementale a de grandes attentes, tout comme l'ACDE. Rappelant que le gouvernement Harper a promis une diminution «concrète» de la pollution dans le plus récent discours du Trône, les deux organismes souhaitent une action rapide et musclée.

«Il est temps d'interdire les pires substances et de réglementer les autres, avec l'objectif de les remplacer par des produits alternatifs plus sécuritaires», a dit Hugh Benevides, de l'Association du droit de l'environnement.

Un récent rapport produit par Défense environnementale révélait la présence, en grand nombre, de polluants toxiques chez les enfants et leurs parents. Dans plusieurs cas, les concentrations de certains produits chimiques étaient plus élevées chez les rejetons que chez leurs parents.


 Source


 

Demandez-nous plus d'informations sur les produits naturels de remplacement disponible biomelteam@hotmail.com

 


// -->

Commenter cet article